Ses principaux atouts : son talent, sa voix et son combat pour l’émancipation de la femme comorienne. C’est la voix de l’émancipation Militante de la cause féminine, elle chante avec succès le progrès dans la tradition. Avec Chamsia , la musique comorienne sort peu à peu de sa léthargie par un savant mélange de modernisme et de tradition. Une révolution en quelques sortes. « Pour pouvoir s’exporter, la musique comorienne doit pouvoir s’adapter comme toutes les musiques, aux rythmes dominants sans pour cela perdre son âme » a -t-elle déclaré Dans sa langue comorienne, elle chante les mœurs, l’amour, l’espoir, l’éducation des enfants et l’émancipation de la femme comorienne. CHAMSIA SAGAF s’impose comme la voix des COMORESDéjà toute jeune, à 14ans, Chamsia sagaf a commencé à chanter dans des associations de femmes lors des cérémonies de mariage puis dans des associations d’étudiants notamment l’ASEC ( association des etudiants comoriens) dans les années 70/80. Elle avoue que grâce à son mari , elle a pu évoluer dans ce monde impitoyable de la chanson, et réaliser son rêve. Cet ingénieur Principal de la Direction Générale de l’Aviation Civile en France, passionné de musique, à la fois auteur compositeur, manageur et producteur va donner une autre dimension à sa carrière d’artiste. Cette carrière va décoller en 1989 avec la sortie du premier album ntrulizé roho réalisé en collaboration avec Salim Ali Amir et Abdallah chihabi. Pour cette première prestation en solo, Chamsia a conquis les cœurs, tous les cœurs. Tout un peuple a succombé sous l’effet de la voix suave qui rappelle les plus célèbres berceuses. Première femme à se lancer sur le terrain de la musique moderne, elle sort deux ans après une deuxième cassette Tsi swalitiha qui a bercé toute une génération. Son premier succès international fut la sortie de l’album cd TSI HORO (ce qui veut dire (j’ai rêvé) ;un rêve , certes, mais porteur d’espoir pour tout un peuple et un archipel aux lendemains incertains. Cet album lui a valu d’être nominée au KORA 99 en Afrique du SUD. Mwana mché , ( femme), titre de son deuxième album Iles Comores qui constitue un clin d’œil à la femme comorienne s’inscrit dans la démarche de la pionnière de la chanson comorienne moderne. Mais c’est avec LOLEYA, titre phare de son troisième album qu’elle atteint l’apogée de son art. Elle fut nominée une deuxième fois au kora en Afrique du Sud et obtient le trophée de meilleure artiste de l’Afrique de l’est en décembre 2003. Depuis 1989, Chamsia Sagaf multiplie ses tournées à travers l’Océan indien, la Metropole et l’Afrique. Ses concerts font toujours salle comble. Elle charme et apaise les âmes par sa voix pure et séduisante et ses paroles profondément tendres et émouvantes sur des rythmes folkloriques, zouk, afrozouk et soukous. Figure de la musique comorienne, et ambassadrice de la chanson comorienne, elle défend avec une notoriété sans pareil, l’image des Comores , s’inspire de la culture de son pays et devient la première chanteuse de cet archipel avec un statut international Chamsia Sagaf a tout pour faire évoluer sa carrière en se donnant une assistance de public très large et en s’entourant de musiciens de renommées internationales. A cinquante ans et mère de 5 enfants, vouée d’une volonté de bousculer les mentalités comoriennes et de porter cette musique à l’echelle internationale, Chamsia sagaf est loin de tirer sa révérence. Ce n’est pas difficile de prévoir un nouveau succès pour cette grande dame des Comores , tant sa volonté d’aller de l’avant et son talent sont immenses. Sa carrière est plus que prometteuse avec sa fille NAIMA qui comme elle, vient d’entrer avec brio dans le monde de la chanson à l’échelle internationale, la musique comorienne promet des beaux jours.
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