Avant d'être une des destinations touristiques privilégiées d'Anjouan, Moya est avant tout un village qui tente de lire son avenir dans l'Océan qui vient briser ses vagues au pied du promontoire sur lequel il a été construit. Pas d'électricité. Le soir venu, les venelles s'enfoncent dans la nuit. Les lampes à pétrole, les bougies tentent de percer les ténèbres, la vie se ralentit. Tout devient serein. Encore plus serein. 
Les constructions en pierre témoignent d'un passé historique riche, démentant l'idée reçue que ces îles, Comores, Madagascar et tant d'autres ont attendu la venue des "Grands Voyageurs" occidentaux pour exister. Bien au contraire, ces villages rappellent à ceux qui veulent bien les regarder au fond de l'âme qu'au fur et à mesure que l'occident s'enrichissait, d'autres peuples s'enfonçaient dans le dénuement. 

Les enfants de Moya, portent sur leurs épaules les espoirs et les interrogations du village. Une seule fois, on m'a demandé quelque chose à Moya. Ce que le vieil homme qui m'a accosté demandait, ce n'était pas de l'argent. C'était des livres pour que les enfants de Moya puissent apprendre à lire...

A Moya, toujours le même sourire, éclatant chez les plus jeunes, teinté d'une tristesse résignée chez ceux qui en ont tant vu...
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