2008
- 30 juin 2008 : Moussa
Toybou est élu président de l'île d'Anjouan avec 52,37% des
suffrages. Son concurrent, Mohamed Djaanfari, a recueilli 47, 63 %.
- 27 mars : La présence de Bacar
à Mayotte provoque de violentes manifestations à caractère raciste
anti-blancs. Bacar sera évacué en fin de journée vers l'île de la
Réunion où il sera mis en détention.
- 25 mars : L'armée comorienne, appuyée par
des troupes de l'Union africaine, annonce avoir pris le "contrôle
total" de l'île sécessionniste d'Anjouan. Le président Bacar
aurait pris la fuite déguisé en femme et chercherait à gagner en
bateau l'île française de Mayotte.
- 25 mars : Des tirs d'armes lourdes ont lieu
autour de la capitale d'Anjouan, Mutsamudu,
devant laquelle deux navires chargés de troupes ont pris position
pour l'opération "Démocratie aux Comores" contre le
colonel Bacar.
- 24 mars : Le président de l'Union des
Comores Ahmed
Abdallah Mohamed Sambi donne son feu vert à l'intervention
militaire contre les autorités de l'île d'Anjouan.
- 20 mars : Les premiers militaires mandatés
par l'UA commencent à se déployer sur l'île de Mohéli en
prévision d'une attaque amphibie sur Anjouan.
Quatre pays ont accepté de fournir des contingents
ou une aide logistique: la Tanzanie, la Libye, le Soudan et le
Sénégal. La France a transporté les militaires tanzaniens, et doit
acheminer les Sénégalais.
Le colonel Bacar se dit "inquiet" mais
toujours "déterminé".
- 18 mars : L'Afrique du Sud estime une
solution diplomatique possible.
Le gouvernement comorien affirme avoir prévu
d'organiser une présidentielle en mai à Anjouan pour remplacer
Bacar.
- 17 mars : L'armée comorienne affirme que
des "dizaines d'éléments de la rébellion" ont été
tués à Anjouan lors de deux incursions des troupes fédérales la
veille.
- 13 mars : L'Afrique du Sud affirme que
Mohamed Bacar est prêt à organiser des élections et qu'il faut lui
en laisser la possibilité.
- 12 mars: Mohamed Bacar affirme être
partisan du "dialogue" pour résoudre la crise, tout en se
disant "prêt à mourir".
- 7 mars : Les autorités de l'Union des
Comores affirment avoir l'intention de traduire en justice Bacar pour
crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Les Etats-Unis approuvent l'intervention militaire.
- 28 février : Le colonel Bacar repousse les
propositions de la médiation internationale de quitter Anjouan ou de
se rendre.
- 21 février : La France confirme sa
"disponibilité" à fournir un appui pour transporter les
troupes de l'UA.
- 20 février : L'UA décide d'apporter son
soutien militaire et logistique au gouvernement de l'Union des
Comores.
- 19 février : L'UA prolonge les sanctions
contre Anjouan.
- 31 janvier : Le président Ahmed Abdallah
Sambi annonce son intention d'intervenir "incessamment pour
restaurer l'intégrité de l'Etat comorien".
2007
- 27 décembre : Le chef de l'armée annonce
son intention de "libérer Anjouan" par la force.
- 4 juillet : Les comptes bancaires publics
d'Anjouan domiciliés à la banque centrale des Comores sont gelés.
- 29 juin : Les autorités fédérales
demandent à l'UA d'intervenir militairement à Anjouan.
- 14 juin : L'émissaire de l'UA estime que
"toutes les options sont ouvertes, y compris militaire".
Le colonel Bacar est investi. Paris estime que
l'élection "n'est pas valide". Le gouvernement
comorien juge son investiture "nulle et non avenue".
- 13 juin : Le gouvernement des Comores
évoque l'éventualité d'une "option militaire"
contre Anjouan.
- 10 juin : Mohamed Bacar est réélu au
premier tour de l'élection à la présidence à Anjouan. Le
gouvernement de l'Union des Comores, qui avait ordonné le report,
estime que le scrutin s'est tenu dans "l'illégalité
totale". L'Union africaine (UA) ne reconnaît pas
l'élection.
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